Pascal Jardin Affaire Bletry
Pascal Jardin Affaire Bletry – Vendredi 18 octobre dernier, le tribunal de Dijon a rejeté l’appel de Pascal Jardin pour un nouveau procès après qu’il a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.
Après la découverte du corps de sa fille Christelle Blétry en 1996 à Blanzy, sa mère l’a appris vendredi 18 octobre vers midi. La cour d’appel a rejeté le pourvoi formé par les avocats de Pascal Jardin en octobre 2018.
Ce matin a marqué la conclusion d’une longue bataille judiciaire pour Marie-Rose Blétry : « J’attendais cela depuis 23 ans », a-t-elle déclaré d’un souffle. Depuis que Pascal Jardin a été condamné à la prison à vie lors de son procès en appel à Dijon le 3 octobre 2018, il va désormais purger sa peine en prison.
Une nouvelle analyse médico-légale des preuves ADN de la scène du meurtre de Christelle Blétry en 1996 à Blanzy, en France, en septembre 2014, a conduit à l’identification du tueur, Pascal Jardin. Cet homme de 56 ans avait été reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineur à Chalon dix ans plus tôt et condamné à un an de prison.
Interrogé samedi matin sur l’importance de ces nouvelles expertises ADN, Bernard Hommey, président de l’association Christelle, créée quelques mois après le meurtre de Christelle pour venir en aide aux familles des victimes d’agressions criminelles, a souligné leur importance.
Ces nouvelles analyses nous ont permis de faire le lien avec l’attentat de Chalon, a-t-il dit. La préfecture de police de Dijon a finalement clos son enquête sur ce qui était devenu un “cold case” dans la région 18 ans après les événements en question.
Après avoir purgé un an de prison pour une tentative d’agression sexuelle sur une femme d’une vingtaine d’années qui habitait à Chalon , il s’installe dans les Landes. Après avoir été libéré de prison en 2005, lui et sa famille ont coupé tout lien avec leur vie antérieure et ont déménagé à Retjons, une ville du sud-ouest de la France, où il a pris un emploi dans une compagnie d’aviation.
A l’époque, Pascal Jardin s’était remarié et menait une vie assez typique en France. Il est le benjamin de cinq enfants dont le père était policier au Creusot avant de décéder en 2014. Le meurtre de Christelle Blétry, survenu en 1996, a finalement été élucidé avec le non-lieu du pourvoi en cassation vendredi.
“C’est le second, avec celui de Christelle Maillery, mais il reste sept cas à expliquer”, a déclaré Bernard Hommey, président de l’association Christelle, qui s’est constituée au lendemain de l’assassinat de Christelle Blétry en 1997. Jean-Pierre Mura était condamné à 20 ans de prison en juin 2016 pour le meurtre de Christelle Maillery 30 ans plus tôt dans le Creusot. Le meurtre a eu lieu en 1986.
L’organisation se concentre actuellement sur les meurtres de Nathalie Maire, découverte morte en septembre 1987, Vanessa Thiellon, découverte morte en juin 1999, Marthe Buisson, découverte morte en août 1987, Sylvie Aubert, découverte morte en novembre 1986, Virginie Bluzet, découverte morte en février 1997, Carole Soltysiak, découverte morte en novembre 1990, et Corinne Taret, découverte gisante en juin.
Le jury a délibéré toute la journée et rendu un jugement dans la soirée du 3 octobre 2018 ; Pascal Jardin a été reconnu coupable de l’agression et du meurtre de la jeune Christelle Blétry et condamné à la prison à vie assortie d’une peine de libération conditionnelle de 20 ans.
L’avocat général Philippe Chassaigne a utilisé l’expression “jeunesse tourmentée” dans ses exigences. Il a plaidé pour le maintien de la peine initiale, citant des témoignages d’experts et les propres déclarations contradictoires de Pascal Jardin.
Il a notamment insisté sur la question des poursuites, arguant que Pascal Jardin devait être reconnu coupable de meurtre aggravé puisque l’affirmation de l’accusé selon laquelle il aurait eu une relation consensuelle avec Christelle Blétry est infondée.
Pascal Jardin avait déjà été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle en février 2017 pour le meurtre et l’agression violente de Christelle Blétry. Au total, 123 coups de couteau ont pu être vus sur son corps.
Lorsque l’homme a été arrêté au Pays basque français en 2014, il a nié avoir jamais connu la jeune femme. Il était devenu complètement fou après avoir découvert de l’ADN de sperme sur les affaires de la victime.
Mais en octobre 2014, le paroxysme dramatique se produit lorsque Pascal Jardin dévoile ses indiscrétions passées et explique pourquoi il ne se souvient plus de ce qui s’est passé dans la nuit du 27 décembre 1996.
Pascal Jardin a été condamné à perpétuité pour le meurtre dans les années 90 de Christelle Blétry, l’une des “Disparues de Saône-et-Loire”, confirmé en appel cette semaine à Dijon. Après un procès de 10 jours, la cour d’appel de Côte d’Or a confirmé le verdict initial de 20 ans de prison pour l’accusé, en accord avec l’accusation et la défense. Pascal Jardin a fait appel de sa condamnation par les tribunaux de Saône-et-Loire en février 2017.
Le corps d’un lycéen de 20 ans a été découvert sur une route rurale à Blanzy, en Saône-et-Loire, le 28 décembre 1996. Plusieurs cas similaires avaient été mis au jour à la suite de cet incident, et ont été qualifiés de “disparu de l’A6” après le crime.
Après 18 ans d’enquêtes infructueuses, l’ADN de cet ouvrier agricole a finalement permis une percée en 2014 lorsque des preuves ADN des vêtements de Christelle Blétry ont été retrouvées.
Cependant, onze ans auparavant, il avait été condamné à un an de prison pour une tentative d’agression sexuelle avec arme à feu. Son empreinte génétique a ensuite été transmise au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).