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Orlan Jeune

Written by David Wilson — 0 Views
Orlan Jeune
Orlan Jeune

Orlan Jeune – Le musée lance un programme de coopération avec des artistes modernes pour explorer la postérité de Picasso et refléter les discussions en cours autour de son travail.

Pour lancer ces partenariats, le photographe français ORLAN (dont les titres se traduisent par « ORLAN s’hybride avec les images de femmes de Picasso » et « Les femmes qui pleurent sont malheureuses ») a été invité à montrer deux séries de photographies de 2019.

ORLAN est une artiste aux multiples facettes qui utilise la performance et les nouveaux médias pour examiner les influences politiques, religieuses, sociales et traditionnelles inscrites sur le corps humain. Son travail est une composante de la lutte féministe puisqu’il dénonce la violence contre le corps, en particulier le corps des femmes.

Dans ce cas, elle assume la responsabilité d’un ensemble d’œuvres de Picasso des années 1930. La photographe Dora Maar, qui vivait avec le peintre à l’époque, a largement inspiré ces œuvres, qui représentent des personnages en deuil comme des métaphores de la douleur.

En préparation de son immense tableau Guernica (1937), destiné à critiquer les tragédies de la guerre civile espagnole et les atrocités commises par les régimes fascistes, Picasso a créé ces portraits. ORLAN utilise la puissance visuelle des œuvres de l’artiste pour interroger la dynamique entre l’artiste et sa muse de manière critique et accusatrice à travers ces photomontages.

Dans une nouvelle série d’images hybrides intitulée “Weeping Women Are Angry”, je vise à célébrer les héroïnes méconnues qui servent de modèles, de sources de créativité et d’inspiration. Les peintures larmoyantes de Dora Maar de Picasso ont inspiré une nouvelle série d’hybridations qui réinventent de manière kaléidoscopique le monde dans lequel elle est intégrée.

Les visages des sujets sont obscurcis par leur environnement, et il y a un fort courant de rage sous-jacent à travers l’œuvre. Toutes mes œuvres sont féministes et politiquement chargées, inspirées d’études sur les expressions d’horreur, de terreur et de grandeur du visage humain. Dora Maar n’est qu’un objet aux yeux de Picasso. Dans un effort pour restituer le sujet féminin au canon de Picasso, j’ai relu ses œuvres.

Mes personnages féminins s’hybrident et se désaliènent sous une forme picturale, comme des collages sauvages, très libres et débridés, entre peinture et photographie, larmes et colère.

Qui d’entre nous peut expliquer adéquatement pourquoi le nom d’ORLAN est en majuscules ? ORLAN, précurseur à la fois de la cyberculture et de l’art charnel, est pourtant largement reconnu comme l’un des artistes contemporains les plus renommés au monde.

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Rappelons-nous le passé récent et le cas de Louise Bourgeois et de ses énormes araignées, dont le grand travail n’a été rendu public que peu de temps avant sa mort. Cela signifie que les œuvres modernes d’ORLAN ont des échelles impossibles à mesurer.

L’artiste ORLAN est née Mireille Porte à Saint-Etienne, France le 30 mai 1947. Elle réside et travaille actuellement à Paris. ORLAN se distingue par ses nombreuses activités qui, ensemble, symbolisent l’intérêt croissant des artistes contemporains pour la performance et le potentiel du corps comme médium de création.

Cet artiste a peu d’intérêt à remettre en question les idées préconçues sur l’art, le genre, la sexualité ou le sujet ; elle s’est plutôt engagée dans un processus continu d ‘«auto-sculpture» dans lequel elle modifie constamment son regard extérieur et son sens de soi.

Après des études à l’école d’art dramatique et des beaux-arts de Saint-Etienne (aujourd’hui ESADSE), elle commence à se faire un nom dans les performances à l’âge de 17 ans.

Sa marque de fabrique est la citation de grandes œuvres, qu’elle récite ensuite en interprétant tableaux vivants. La galerie parisienne Ceysson & Bénétière accueille aujourd’hui une exposition intitulée “Strip-tease historique”, qui présente une brillante rencontre entre l’art et l’artiste.

ORLAN, une jeune fille de 17 ans en 1964, se crée une nouvelle identité en se photographiant sur sa feuille de trousseau. Sa mère, couturière à ses heures perdues et épouse d’un électricien qui se décrit comme « anarchiste », « espérantiste » et « naturiste », a été l’habile architecte de ce dernier.

ORLAN donne naissance à son alter persona, elle m’aime, dans son manifeste. C’est une mannequin qui prend des poses révélatrices d’un adolescent ennuyé assis à la terrasse d’un café. Le rouge à lèvres scintillant illumine sa moue et ses yeux charbonneux se concentrent sur un point lointain à l’horizon qui semble plein d’espoir.

Alors qu’elle suit sa vocation, ORLAN donne un coup de pouce à la poésie, publiant un recueil à l’occasion de son quinzième anniversaire et écrivant d’une manière qui garde le witz, l’esprit, vivant tout au long.

Elle est devenue plus réceptive aux arts, y compris le théâtre, le yoga, la sculpture et la peinture. Dans « son joyeux bazar », comme elle l’appelle, elle distribue et explore avec un répertoire de poses qui défient une norme particulière du… nu féminin.

Les poupées de Hans Bellmer, qui ont fait leurs débuts trente ans plus tôt, dans l’Allemagne fasciste, présentent des formes étrangement symétriques et contrariées, en plus des expressions faciales de l’adolescent. Les premières photographies d’un jeune wo.

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